mardi 9 décembre 2008

le jour où j'ai (re-) rencontré Pascal

aujourd'hui a eu lieu la réunion de l'ADBEN Picardie au CRDP d'Amiens. la journée était découpée en trois interventions :
1. J.-M. Zakhartchouk sur le Travail par compétences et socle commun, nom de son prochain ouvrage, rédigé en collaboration, qui paraîtra en janvier dans la collection "Repères pour agir". Il a présenté rapidement sa démarche de travail pour ensuite nous expliquer, chapitre par chapitre, les objectifs de son ouvrage. Zakhartchouk expérimente le travail, et donc l'évaluation, par compétences dans son propre collège. Son postulat de départ est que le socle commun de connaissances et de compétences, tel qu'il est actuellement, n'est pas réalisable. il s'inscrit cependant dans ce cadre tout en l'adaptant.
  • Le travail par compétence permet de donner du sens aux apprentissages par la transversalité. cependant, il faut s'entendre sur la définition de compétence. c'est un terme très flou qu'il définit comme la capacité à mettre en oeuvre/mobiliser une connaissance dans une situation complexe. il s'agit de ne pas se perdre dans les extrêmes : micro- ou macro-compétence.
  • le travail par compétence n'est pas la fin des disciplines mais, au contraire, une nouvelle chance pour elles de montrer en quoi elles sont spécifiques tout en se confrontant aux autres.
  • pour un travail par compétence, il convient d'obtenir un consensus dans tout l'établissement car il faut se poser la question de l'apprentissage et non celle de l'enseignement (changement de point de vue). il est nécessaire également de fixer des priorités dans les compétences choisies car l'accumulation de compétences rend le projet incompréhensible.
  • la question de l'évaluation se pose également. le système français propose des systèmes d'évaluation récurrents et très fréquents. cependant, dans un travail par compétence, l'évaluation doit être formative et finale afin de laisser le temps aux élèves d'intégrer les compétences. cette évaluation permet également la mise en valeur de compétences qui ne sont pas valorisées dans le système traditionnel. Cette évaluation peut être formelle ou informelle afin de laisser la place à la volonté de l'élève ("je décide de me faire évaluer sur cette compétence" comme pour la première version du B2i).
  • l'acquisition des compétences peut-elle être définitive? y a-t-il un seuil d'acquisition? Tout dépend des compétences mises en oeuvre (compétence motrice [nager] compétence intellectuelle) il est donc nécessaire d'établir des exigences réalistes.
  • que faire quand les compétences n'ont pas été acquises? il faut donc prévoir une remédiation et un retravail des compétences avec du soutien, PPRE, accompagnement éducatif,...
  • l'articulation compétence/programme. il s'agit de concilier les "fondamentaux" disciplinaires et la mise en activité. acquisition, en même temps, des apprentissages mécaniques et des actions pour donner du sens à l'apprentissage.
  • outre les compétences d'ordre scolaires, il existe aussi des compétences sociales et civiques (socle commun) qui sont également du ressort de l'école. enseigner l'autonomie est-il possible? c'est une injonction paradoxale (aider pour se passer d'aide).

2. la veille documentaire à l'heure du web 2.0
historique du web, du web 2.0 et des avancées qui le caractérisent. présentation des outils de veille Googlereader et Netvibes.

3. de la pédagogie documentaire à la didactique de l'information

à votre avis...intervention de Pascal Duplessis. j'ai eu l'impression de revenir un an en arrière. je ne vais pas reprendre mais 5 pages de notes, surtout que le diaporama sera bientôt en ligne. l'intervention se divise en trois parties :
  • les enjeux éducatifs et la responsabilité pédagogique (rappelez-vous...les 3T : efficacité/intelligibilité/responsabilité)
  • la pédagogie documentaire : un héritage à exploiter (la pédagogie du détours et les caractéristiques de la pédagogie documentaire)
  • la didactique de l'information : un outil pour réfléchir et agir (triangle didactique et état de la recherche).
journée très constructive et vraiment très intéressante.

...et bonne chance pour trouver de quel livre je me suis inspirée pour le titre de ce message...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut,

Je vois que ça bosse ici...
Alors, comme j'aime bien les jeux, j'ai cherché pour ce titre-là...
Des résultats, donnés par Amazon pour des livres commençant par "le jour où...": Le jour où j'ai raté le bus, Le jour où j'ai perdu mes poils, Le jour où j'ai rencontré un ange, Le jour où j'ai voulu devenir populaire, Le jour où les chevaux parleront : Ce sera pour les hommes une catastrophe sans précédent, Le jour où Beaumont fit connaissance avec sa douleur (de JMG Le Clézio!), Le Jour où Guernica mourut, Le jour où Nina Simone a cessé de chanter, Le jour où... : 1987-2007 France Info 20 ans d'actualité, Le Jour où j'ai échangé mon père contre deux poissons rouges, Le jour où mon père s'est tu. Et c''est seulement la première page!

Mon pari, le titre qui se rapproche le plus: Le jour où j'ai rencontré un ange, en plus apparemment c'est de la lije, donc ça me paraît logique... Bon de là à comparer Pascal à un ange...;) (passe lui le bonjour de ma part la prochaine fois que tu le croises!)

Bon courage pour ces derniers jours qui ne sont pas les plus faciles de l'année!

Gwenaëlle

Nathalie a dit…

Ahhh, Pascal et ses 3 T !!
5 pages de notes, ça ne m'étonne pas ;)
Pour le titre, je pensais à "Le jour où la terre s'arrêta", mais c'est un film.
Alors peut-être "Le jour où j'ai rencontré un ange" de Brigitte Minne ?? Non ?

mali a dit…

félicitation à Gwenaëlle et Nathalie. Je ne compare pas Pascal à un ange (peut-être à un cauchemar de D.)mais c'est difficile de trouver un titre de lije qui traduise ce qui s'est passé en une journée!!! quand je pense au temps qu'il m'a fallu pour me décider et vous trouvez tout de suite... va falloir que je me creuse la cervelle!